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Que faire quand un silence s’installe pendant une partie du Jeu du Tao ?

Un silence pendant une partie du Jeu du Tao n’exige pas toujours une relance. Repères pratiques pour laisser du temps au joueur actif et intervenir avec tact.

Des cartes et un plateau de jeu sur une table, tandis que les participants prennent un temps de réflexion.

Au cours d’une partie du Jeu du Tao, un silence peut survenir après une question, une carte ou un échange. Le joueur actif prend parfois le temps de réfléchir avant de répondre ; les joueurs aidants peuvent aussi hésiter sur la bonne manière de poursuivre. Ce moment n’appelle pas forcément une intervention. Pour l’animateur, l’enjeu est surtout de laisser une place à la réflexion sans transformer le silence en obligation de parler.

Un silence n’a pas une signification unique. Il peut correspondre à une réflexion, à une émotion difficile à nommer, à une question qui demande du temps ou simplement à une pause. Évitez donc d’interpréter trop vite ce que vous observez : un regard baissé ne prouve pas que la personne est mal à l’aise, et une réponse tardive ne signifie pas qu’elle refuse de participer. En restant attentif sans tirer de conclusion, vous laissez au joueur actif la possibilité de trouver ses propres mots.

Quand un silence apparaît, commencez par laisser quelques secondes sans parler ni relancer immédiatement. Ce délai simple montre que la réponse n’a pas besoin d’être rapide. Si le silence se prolonge, l’animateur peut proposer une invitation ouverte, avec un ton calme : « Prenez le temps qu’il vous faut » ou « Souhaitez-vous que l’on reste un instant en silence ? » Une formule neutre donne le choix, tandis qu’une question comme « Alors, qu’est-ce que vous ressentez ? » peut pousser la personne à produire une réponse avant qu’elle soit prête.

Des mains posées près d’un plateau et de cartes pendant que le groupe observe un temps de silence.
Laisser quelques secondes de silence permet au joueur actif de prendre son temps.

Le joueur actif garde la main sur sa façon de répondre. Il peut réfléchir à voix haute, demander que la question soit répétée, dire qu’il ne sait pas encore ou passer à la suite si le déroulement du jeu le permet. Les joueurs aidants n’ont pas à remplir chaque pause avec des exemples personnels ou des pistes de solution. Ils peuvent écouter, puis laisser un espace. Si la question semble difficile à comprendre, l’animateur peut la relire telle quelle ou vérifier simplement si elle est claire, sans en proposer une interprétation à la place du joueur.

Il arrive aussi qu’un silence signale un inconfort réel. Dans ce cas, mieux vaut vérifier avec tact plutôt que supposer : « Préférez-vous faire une pause ou continuer ? » La personne peut choisir de ne pas répondre, de sortir un moment ou d’interrompre son tour selon le cadre convenu pour la partie. Le rôle de l’animateur est de respecter ce choix et de rappeler, si nécessaire, que le jeu est un espace de réflexion et d’échange, pas une thérapie. Les autres joueurs évitent les commentaires sur ce que la personne devrait ressentir ou faire.

Accueillir un silence consiste donc à ne pas le dramatiser et à ne pas le combler par réflexe. Laissez au joueur actif le temps de réfléchir, proposez une relance seulement si elle peut l’aider à choisir la suite, puis respectez sa réponse. Cette attention au rythme de chacun rend les échanges plus libres, sans imposer une parole ni attribuer au silence un sens qu’il n’a pas forcément.

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